Un peu absent de mon blog ces temps-ci pour cause de préparation de blog... En effet, je vais m'occuper durant tout le mois de mars du blog officiel du Grenoble Jazz Festival en Isère qui en est déjà à sa trente-sixième édition.
Ainsi, jusqu'au 30 mars, je vais raconter au quotidien cette manifestation, afin de rappeler de bons souvenirs aux spectateurs venus aux concerts et de mettre en valeurs les grands moments aux passionnés de jazz éloignés.
Au programme : compte-rendus de concerts, interviews vidéo, portraits de photographes, diaporamas, paroles de spectateurs et de partenaires.... et des informations de dernière minute pour coller au plus près à l'actualité.
Le blog est déjà en ligne et est visible à l'adresse suivante : http://www.jazzgrenoble-leblog.com . Il est dans l'attente de votre visite et de vos commentaires.
Suivant les conseils de BMOL, le blog des bibliothécaires musicaux de Grenoble, je suis allé au concert gratuit des Mountain Men, donné ce 22 février à la bibliothèque Abbaye-Les-Bains. Quelle découverte ! Du blues authentique joué avec passion, mais non dénué d'humour, par un duo harmonica australien et guitare française. On est loin des racines du blues... Et pourtant, dés les premiers accords, nous étions transportés dans le sud des Etats-Unis. Un feeling incroyable, une présence scénique exceptionnelle et une voix pour le frisson.
Vous avez raté ça ? Vous avez de la chance : les Mountain Men remettent ça le 27 février 2008 à la Chaufferie. Et c'est gratuit !
Fantaisiste, guitariste, chanteur de charme, auteur, compositeur, interprète, inventeur de la bossa.... , Henri Salvador était un artiste complet génial touche à tout. Crooner injustement sous-estimé dans la lignée de Nat King Cole, voici un élément de preuve de son talent exceptionnel avec ce duo Henri Salvador - Shirley Bassey.Whoopee, Whoopee !
Je dois l'avouer : "In the ghetto" fait partie de mes chansons préférées d'Elvis Presley, dussé-je passer passer pour un ringard. Mais cette sublime composition, mi-plainte, mi-revendication, évoquant la fatalité de certains quartiers démunis américains, me procure davantage d'émotions que nombre de "Fuck" et de "Ouech, ouech"... J'avais entendu plusieurs versions de ce morceau, dont une des Cranberries, et restait persuadé que la version originale était inégalable et le demeurerait pour les siècles à venir..
Jugement prononcé hâtivement, car l'écoute de "The Sweetheart Of Soul", l'album best of de Candi Staton, vient de me persuader que cette chanteuse est capable de dépasser le King pour l'interprétation de ce chef d'oeuvre. Voix soul aux sonorités de Godspel,se transformant en cri aux moments les plus cruciaux, choeurs en fond pour densifier la plainte et un harmonica qui joue à cache-cache avec les paroles, anticipant ou soulignant le thème musical. Ecoutez ça !
"People, don't you understand
The child needs a helping hand
Or he'll grow to be an angry young man some day
Take a look at you and me,
Are we too blind to see,
Do we simply turn our heads
And look the other way"
Traduction :
Vous autres, ne comprenez-vous pas,
Cet enfant a besoin qu'on l'aide
Ou tôt ou tard il deviendra un jeune homme plein de rancoeur.
Regardez-vous, regardez-moi,
Sommes-nous trop aveugles pour voir,
Ou ne faisons-nous que détourner le regard pour regarder de l'autre coté ?
Et le reste de l'album de Candi Staton est tout aussi bien !
... à l'aéroport de Lyon Satolas en mars 1989. La veille de ces prises de vue, il avait donné un concert magique et captivant, en trio, dans ce qui n'était plus la Maison de la Culture de Grenoble et pas encore la MC2, c'est à dire le Cargo. Une salle pleine à craquer et un public transporté par la présence scénique de ce pianiste exceptionnel, capable de faire partager sa jubilation à jouer et bluffant par ses impressionnantes qualités de musicien et de compositeur. Un concert sans économie de talent et d'émotion, mené par un appétit de créativité que rien ne semblait pouvoir rassasier.
Chauffeur bénévole pour le Grenoble Jazz Festival, je goûtais le plaisir de pouvoir conduire à travers Grenoble, depuis l'hôtel jusqu'aux lieux de concerts des géants du jazz que j'admirais, comme Chick Corea, John Mc Laughlin et...Michel Petrucciani. Les accompagner le temps d'un trajet, parler et prendre quelques photos.
Le lendemain du concert, Michel Petrucciani devait décoller très tôt pour poursuivre sa tournée qui le conduisait en Allemagne. Nous sommes donc arrivés aux aurores dans un aéroport qui débutait à peine sa journée.
La première préoccupation du manager fut de demander une chaise roulante pour Petrucciani qui se déplaçait difficilement. Au bout d'un quart d'heure, un agent d'accueil, qui n'avait d'accueil que le titre probablement obtenu à l'ancienneté, revint avec un caddy pour bagages, et, face à notre étonnement, eut cet argument imparable : "Je n'ai trouvé que ça !". Le tempérament de gamin de Petru l'emporta et ce dernier saisit l'occasion pour taquiner et se moquer. Juché sur ce véhicule de fortune que poussait son manager, il s'amusa, durant tout le trajet qui le menait au comptoir d'enregistrement, à écarter les bras et à crier : "Regardez, je suis le monstre qui vole !", accompagné des quelques "Bouh !" pour effrayer et réveiller les passants qu'il croisait.
La postérité lui a donné raison sur ce point : il était et reste bien un monstre... sacré !
C'est étrange commer certaines voitures peuvent devenir mythique le temps d'une course, d'un film ou d'une chanson. Une Alpine Berlinette pour gagner le Rallye de Monte-Carlo, une Ford Mustang pour une poursuite dans les rues de San Francisco, comme c'est le cas dans le film Bulitt ou une Mercedz-Benz, symbole de consommation, chantée Par Janis Joplin...
Et toujours rien sur la Mégane Renault. Lara Fabian réparera t-elle cette injustice dans son prochain album ?
Après le cadeau Télérama dont je parlais dernièrement sur ce blog, une autre initiative a pour objet de permettre à chacun de télécharger gratuitement (et légalement !) de la musique classique. Cette fois, c'est une violoniste anglaise réputée, Tasmin Little, qui a décidé de mettre son dernier album en accès grauit sur son site personnel : http://www.tasminlittle.org.uk. Au programme : la Partita n°3 en mi majeur de Bach, les Luslawice variations opus 50 du compositeur britannique contemporain Paul Patterson et la Sonate n°2 du compositeur belge Eugène Ysaye.
Par conséquent, inutile d'aller chercher tout cela sur eMule.
.... rien de tel que Nat King Cole chantant "The christmas song".

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