Une nouvelle fois La Faïencerie de La Tronche nous a proposé un spectacle surprenant et attachant, affirmant par la même occasion son identité dans le paysage scénique grenoblois. Dans le catalogue local riche et varié, cette jeune salle de spectacle de l'agglomération est parvenue à se distinguer par une programmation riche et variée tout à fait adaptée à la taille de la salle. Petit à petit s'est construit un esprit La Faïencerie, axé sur une vraie complicité acteur-public et une intimité feutrée, grace à un choix de créations qui associent ambition et retenue.
La Grande Vacance du Théâtre National 4 jouée ce 29 novembre 2007 (vous n'étiez pas là ?... Dommage) illustrait parfaitement la ligne éditoriale de La Faîencerie. Une pièce toute en finesse, que ce soit au niveau de l'écriture, de la mise en scène ou du jeu de l'acteur (extraordinaire Philippe Vauchelle) sur un thème on ne peut plus délicat : la mort. Pour nous en parler, un homme, qui va passer du tragique au comique tout en douceur et en mots d'esprits. Un soupçon de Beckett pour le caractère absurde, un peu de Devos et une certaine "belgitude" (National 4 est une compagnie belge) dont on apprécie l'art de jouer avec l'émotion et l'humour gras sans jamais basculer dans le vulgaire.
Cette évocation de la mort aurait pu s'appeler "Frères humains" tant Philippe Vauchelle parvient à convaincre le public de s'identifier à son personnage. Une alchimie qui a fonctionné à merveille !
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