Quel plaisir de retrouver sur les ondes estivales de France Inter l'émission L'Afrique enchantée ! Tous les jours de 15 heures à 16 heures pour ceux qui ont les oreilles disponibles à cette heure là et sur Podcast pour les autres, comme moi, très occupés durant l'après-midi et qui ont vu leur univers radiophonique prendre de la valeur depuis que l'Ipod et la baladodiffusion ont été inventés.
Pour cette troisième édition, le rendez-vous quotidien est toujours aussi plaisant : un peu de géopolitique, un peu d'histoire, un peu d'ethnographie et une formidable programmation musicale... le tout rythmé par un duo vraiment bien réglé : l'ébouriffant, l'étonnant, le magnifique, le sublime Soro Solo et le non moins talentueux, vrai complice et faux candide Guillaume Thibaut. Ludique, léger, curieux, jovial et surprenant, cet OVNI de la radio m'est devenu indispensable !
Durant toute la durée du Grenoble jazz Festival, je me suis occupé du blog de cette manifestation. Avec une production de vidéos au quotidien. Au final une vingtaine de reportages rassemblés ici :
Fréquemment, un de mes amis (Hamid Debarrah pour ne pas le nommer) a le bon goût de m'envoyer non pas le énième photo-montage sur Sarkozy, la sempiternelle pétition contre (rayez les mentions inutiles) les forages dans la Cordilière des Andes, les OGM, la présence des Chinois au Tibet, mais de vraies curiosités, pleines d'ironie et bourrées de talent, le plus souvent extraites du quotidien algérien El Watan, journal indépendant qui défend brillamment et courageusement sa ligne éditoriale. Même si la prison pour un article défavorable au pouvoir est un risque réel et utilisé.
Récemment, c'est un magnifique moment de bêtise qui m'a été transmis, avec une dramaturgie que Pierre Desproges n'aurait pas renié. Bravo à l'auteur du papier, M. Nadjah ! Comme je suis partageur, je vous transmets cet magnifique article dans son intégralité :
Les
faits se sont déroulés à Béchar. Les personnes, incriminées pour un
acte aussi odieux commis sur un chien, sont impardonnables.
Il ne s’agit ici ni d’une anecdote et encore moins d’une histoire à faire dormir un enfant insomniaque mais d’un fait réel, vécu il y a quelques jours par quatre individus.
Fuyant la monotonie, la canicule insupportable et surtout l’absence cruelle de loisirs, ces personnes décident alors d’aller passer quelques moments aux abords des eaux fraîches du barrage de Djorf Torba (70 km au sud-ouest de Béchar). A bord de leur voiture, il y avait un cinquième passager : un chien apparemment dressé par son propriétaire. Arrivés sur les lieux, les promeneurs organisent un méchoui. Ils s’éloignent pour quelques instants pour admirer le site du barrage, en laissant le mouton rôtir, mais le chien, profitant de cette absence de courte durée, n’hésite pas à s’attaquer au mouton encore sur la braise. Il s’empare le premier, avant son propriétaire et ses amis, d’une bonne partie de la viande encore chaude, chose inadmissible et impardonnable pour le maître du chien.
Fou de rage, celui-ci décide alors avec la complicité de ses compagnons de punir le canidé indiscipliné, en l’aspergeant d’essence et en le brûlant vif. Le terrible supplice subi par l’immolation pousse le chien à courir dans tous les sens en aboyant à mort. Folle de douleur, la pauvre bête qui agonisait horriblement et dans un instinct de survie se réfugie, épuisée, sous le réservoir d’essence de la voiture qui explosa instantanément laissant ses bourreaux médusés, regrettant sans doute leur geste barbare. « Les animaux ont aussi une âme, l’esprit de vengeance, même celui d’un chien, n’est que justice », ont affirmé les superstitieux en apprenant la nouvelle.
En plus du festin gâché, la vengeance de cette pauvre victime de la bêtise humaine a été doublement pénalisante, car la voiture calcinée... était en location !
Il y a parfois des idées simples qui en disent plus que de longs discours. Et le concept "Where the hell is Matt ?" (traduction approximative : "Mais où donc est Matt, bon sang ?") fait partie de ceux là. Une intention qui se limite à une phrase :aller danser tout autour de la terre.... La danse est plouc à souhait, les situations cocasses et le résultat, aboutissement d'un travail de deux ans, est étonnant, frôlant avec le concept "United colors of Benetton" sans jamais y sombrer. Bravo Matt !
J'ai déjà évoqué sur ce blog mon goût pour les séries télé américaines (et anglaises), dont Seinfeld (injustement méconnu en France)... Riches aussi bien par les scénarios, les dialogues, les réalisations et les jeux des acteurs, ces productions constituent des modèles dont la télé française ferait bien de s'inspirer (sans pour autant les imiter). Dernière découverte en date : The Big Bang Theory qui réunit tous les ingrédients pour donner une série amusante,originale et probablement culte.
Au départ, une situation à la fois originale et simple, dont on comprend rapidement le potentiel : deux geeks scientifiques surdoués se retrouvent du jour au lendemain avec une blonde bimbo comme voisine de palier.Confrontation de deux façons d'aborder la vie, de deux classes sociales où le raisonnement prend des allures de handicap pour mener une vie sociale normale. Le "couple" d'hypercérébraux, composé d'un petit à lunettes maladroit, amoureux de sa belle voisine nommée Penny, et d'un génie au comportement infantile, parfait associable. Régulièrement, ils reçoivent la visite d'un autre duo de scientifiques composé d'un improbable savant russe, dragueur lourd et inefficace, avec la coupe de cheveux de Mireille Mathieu et d'un Indien autiste incapable d'adresser la parole à une femme. Autant de personnages, particulièrement bien interprétés, qui vont se confronter de la façon la plus malhabile possible, à la réalité, aux relations humaines et à leurs désirs.
Un des éléments comique fort de la série est l'originalité du dialogue composé très fréquemment de divagations scientifiques sur ce qui constitue le quotidien. Fors d'une rationnalitésur entrainée, tout est prétexte à raisonnements, qu'il s'agisse du montage d'une armoire Ikéa ou de sentiments amoureux, réduits à une simple chimie de phéromones. Une vraie réussite... Jubilatoire ! La saison 1 vient de finir sur CBS et il faudra attendre septembre 2008 pour voir la saison 2. Pas sûr que "Plus belle la vie" m'aidera à patienter...
La consultation du blog de Pierre Assouline, un de mes blogs préférés, aussi bien par la tenue des débats, la richesse d'informations et les invitations à la lecture m'apprend une nouvelle pour le moins consternante : la disparition du Bateau-Livre, formidable émission littéraire de Frédéric Ferney présente depuis 96 sur France 5. S'il m'est arrivé de regarder cette émission à 8H45 le dimanche matin, le plus souvent c'est lors de sa rediffusion (ou plus récemment, grâce au magnétoscope numérique de la Freebox) que je pouvais voir une des rares émotions littéraires du PAF, aussi nécessaire qu'un Masque et la Plume.
Dans une lettre, datée du 4 juin 2008, adressée à Nicolas Sarkozy, Frédéric Ferney, avec la subtilité que les téléspectateurs de son émission lui connaissent, fait part de son étonnement concernant cette décision et rappelle les missions d'une chaîne de service public : donner le goût de la découverte, sortir des sentiers battus, donner la parole à de nouveaux talents... Parti pris élitiste ont estimés les dirigeants de France Télévision, sans doute peu sensibles à une atmosphère d'écoute, de débats intelligents, d'idées et d'opinions énoncées sans être coupées par un animateur. Et des chroniqueurs qui aimaient les livres et vous faisaient partager un trésor caché, une œuvre à redécouvrir, un talent à ne pas manquer. De l'enthousiasme (du vrai !) sur des écrivains (des vrais !). On était loin des promotions de best-sellers animées par un journaliste (?) qui avait lu, dans le meilleur des cas, le dossier de presse résumant l'ouvrage, et, dans le pire, le quatrième de couverture. La qualité d'un livre semble alors dépendre du nombre d'exemplaires vendus, de l'épaisseur du volume, de la notoriété médiatique de son auteur ou du parfum de scandale qui semble tourner autour. Bref, le niveau 0 de la littérature avec des débats qui ne vous font pas partager une lecture ou une émotion, mais qui dictent une liste de lecture, comme on décide de la mode dans les magazines féminins...
Le plus étrange, c'est que l'on reproche à Frédéric Ferney d'être élitiste, alors que c'est tout le contraire.Quand des Guillaume Durand, PPDA vous délivrent leur playlist, l'animateur du Bateau-livre et ses chroniqueurs suggèrent, dévoilent, magnifient des œuvres en d'autres termes que des expressions convenues genre "très beau livre" ou "très belle écriture". Mais apparemment le service public se satisfait bien des idées raccourcies, des débats bavards et d'une littérature poussive. Même si les moyens sont dérisoires pour la produire, il ne peut se satisfaire d'une émission qui traite vraiment de littérature et restitue sa richesse (et son accessibilité) le mieux possible. Et l'on craint que ce mépris ne s'étende dans d'autre services publics : politiques culturelles territoriales, bibliothèques, etc.
Absence prolongée du blog pour cause de boulots multiples... Entre le blog du Grenoble Jazz Festival et la réalisation de reportages avec Thierry Passerat, peu de temps pour m'occuper de mon blog perso. En attendant d'autres boulots, voici déjà une de nos réalisations consacrée à la pollution due au chauffage au bois.
Un peu absent de mon blog ces temps-ci pour cause de préparation de blog... En effet, je vais m'occuper durant tout le mois de mars du blog officiel du Grenoble Jazz Festival en Isère qui en est déjà à sa trente-sixième édition.
Ainsi, jusqu'au 30 mars, je vais raconter au quotidien cette manifestation, afin de rappeler de bons souvenirs aux spectateurs venus aux concerts et de mettre en valeurs les grands moments aux passionnés de jazz éloignés.
Au programme : compte-rendus de concerts, interviews vidéo, portraits de photographes, diaporamas, paroles de spectateurs et de partenaires.... et des informations de dernière minute pour coller au plus près à l'actualité.
Le blog est déjà en ligne et est visible à l'adresse suivante : http://www.jazzgrenoble-leblog.com . Il est dans l'attente de votre visite et de vos commentaires.
Suivant les conseils de BMOL, le blog des bibliothécaires musicaux de Grenoble, je suis allé au concert gratuit des Mountain Men, donné ce 22 février à la bibliothèque Abbaye-Les-Bains. Quelle découverte ! Du blues authentique joué avec passion, mais non dénué d'humour, par un duo harmonica australien et guitare française. On est loin des racines du blues... Et pourtant, dés les premiers accords, nous étions transportés dans le sud des Etats-Unis. Un feeling incroyable, une présence scénique exceptionnelle et une voix pour le frisson.
Vous avez raté ça ? Vous avez de la chance : les Mountain Men remettent ça le 27 février 2008 à la Chaufferie. Et c'est gratuit !
Fantaisiste, guitariste, chanteur de charme, auteur, compositeur, interprète, inventeur de la bossa.... , Henri Salvador était un artiste complet génial touche à tout. Crooner injustement sous-estimé dans la lignée de Nat King Cole, voici un élément de preuve de son talent exceptionnel avec ce duo Henri Salvador - Shirley Bassey.Whoopee, Whoopee !
Ce lundi 11 février 2008, à la Faïencerie, Daniel Bougnoux poursuit, dans son cycle de conférences intitulé "Intrigues", son exploration des héros de la littérature. Après Antigone, Hamlet et Don Quichotte, c'est au tour de Dom Juan d'être l'objet d'une analyse minutieuses afin de percer le mystère de ce personnage mythique, né 400 ans avant Meetic et le speed-dating.
Mais le fait de parler de ce séducteur emblématique à trois jours de la Saint Valentin est il un simple hasard ou une authentique provocation ?
Lors de la mini-conférence du glaciologue Claude Lorius, le 28 janvier 2008, au CCSTI La Casemate à Grenoble, j'ai réalisé avec Thierry Passerat la captation vidéo de ce témoignage passionnant à propos de l'anthropocène, c'està-à-dire l'impact des activités humaines sur la planète et sur le changement climatique. En attendant l'exposition "S.O.S. Pôles ! Le changement climatique en questions", qui devrait commencer en avril, vous pouvez toujours consulter le blog www.sos-poles.com régulièrement mis à jour. Pour en savoir plus : , le site web de l'expo.
Est ce un effet de mon ancienneté chez mon hébergeur, une reconnaissance de ma fidélité ou un intérêt pour mon travail ? Qu'importe.. Ce blog a été choisi par Typepad pou être le blog de la semaine et ça me fait plutôt plaisir.
Confirmation de cette mise à la une et interview exclusive : ICI ou bien encore ICI. Prochain objectif : racheter Yahoo !
Affiche trouvée, il ya une semaine, au-dessus du distributeur de billets de la maison du Tourisme de Grenoble. Et depuis, des questions sans réponse. S'agit -il...
J'hésite.
Je dois l'avouer : "In the ghetto" fait partie de mes chansons préférées d'Elvis Presley, dussé-je passer passer pour un ringard. Mais cette sublime composition, mi-plainte, mi-revendication, évoquant la fatalité de certains quartiers démunis américains, me procure davantage d'émotions que nombre de "Fuck" et de "Ouech, ouech"... J'avais entendu plusieurs versions de ce morceau, dont une des Cranberries, et restait persuadé que la version originale était inégalable et le demeurerait pour les siècles à venir..
Jugement prononcé hâtivement, car l'écoute de "The Sweetheart Of Soul", l'album best of de Candi Staton, vient de me persuader que cette chanteuse est capable de dépasser le King pour l'interprétation de ce chef d'oeuvre. Voix soul aux sonorités de Godspel,se transformant en cri aux moments les plus cruciaux, choeurs en fond pour densifier la plainte et un harmonica qui joue à cache-cache avec les paroles, anticipant ou soulignant le thème musical. Ecoutez ça !
"People, don't you understand
The child needs a helping hand
Or he'll grow to be an angry young man some day
Take a look at you and me,
Are we too blind to see,
Do we simply turn our heads
And look the other way"
Traduction :
Vous autres, ne comprenez-vous pas,
Cet enfant a besoin qu'on l'aide
Ou tôt ou tard il deviendra un jeune homme plein de rancoeur.
Regardez-vous, regardez-moi,
Sommes-nous trop aveugles pour voir,
Ou ne faisons-nous que détourner le regard pour regarder de l'autre coté ?
Et le reste de l'album de Candi Staton est tout aussi bien !
La dernière conférence de Daniel Bougnoux à la Faïencerie de La Tronche avait pour sujet Don Quichotte de la Manche, personnage ô combien important dans l'histoire de la littérature. Durant toute le soirée, les spectateurs présents purent découvrir et apprécier le héros de Cervantès, chevalier maladroit et rêveur dont toutes les actions et les intentions aboutissaient in fine à un fiasco total. Loser génial, merveilleux dans ses erreurs de jugement, son inadaptation à la réalité et sa pugnacité.
Dans les discussions qui suivirent, une spectatrice intervint pour signaler que l"Agence Spatiale Européenne avait décidé de nommer "Mission Don Quichotte" le programme destiné à dévier de leurs trajectoires deux astéroïdes qui risqueraient de se diriger sur la Terre... Une dénomation qui n'incite guère à l'optimisme, en regard des résultats obtenus par le Chevalier à la triste figure, et qui serait même susceptible de déclencher de grandes vagues de paniques collectives. Le choix d'un autre nom suffirait à nous rassurer. Au hasard : James Bond, Lucky Luke, Asterix.... Allô, l'Agence Spatiale Européenne ?
... à l'aéroport de Lyon Satolas en mars 1989. La veille de ces prises de vue, il avait donné un concert magique et captivant, en trio, dans ce qui n'était plus la Maison de la Culture de Grenoble et pas encore la MC2, c'est à dire le Cargo. Une salle pleine à craquer et un public transporté par la présence scénique de ce pianiste exceptionnel, capable de faire partager sa jubilation à jouer et bluffant par ses impressionnantes qualités de musicien et de compositeur. Un concert sans économie de talent et d'émotion, mené par un appétit de créativité que rien ne semblait pouvoir rassasier.
Chauffeur bénévole pour le Grenoble Jazz Festival, je goûtais le plaisir de pouvoir conduire à travers Grenoble, depuis l'hôtel jusqu'aux lieux de concerts des géants du jazz que j'admirais, comme Chick Corea, John Mc Laughlin et...Michel Petrucciani. Les accompagner le temps d'un trajet, parler et prendre quelques photos.
Le lendemain du concert, Michel Petrucciani devait décoller très tôt pour poursuivre sa tournée qui le conduisait en Allemagne. Nous sommes donc arrivés aux aurores dans un aéroport qui débutait à peine sa journée.
La première préoccupation du manager fut de demander une chaise roulante pour Petrucciani qui se déplaçait difficilement. Au bout d'un quart d'heure, un agent d'accueil, qui n'avait d'accueil que le titre probablement obtenu à l'ancienneté, revint avec un caddy pour bagages, et, face à notre étonnement, eut cet argument imparable : "Je n'ai trouvé que ça !". Le tempérament de gamin de Petru l'emporta et ce dernier saisit l'occasion pour taquiner et se moquer. Juché sur ce véhicule de fortune que poussait son manager, il s'amusa, durant tout le trajet qui le menait au comptoir d'enregistrement, à écarter les bras et à crier : "Regardez, je suis le monstre qui vole !", accompagné des quelques "Bouh !" pour effrayer et réveiller les passants qu'il croisait.
La postérité lui a donné raison sur ce point : il était et reste bien un monstre... sacré !
Une note particulièrement intéressante sur le blog de Joël Ronez, [Cup Of Tea] Blog, nous permet d'y voir un peu plus clair dans la crise qui secoue actuellement la Société Générale. A partir d'un article tiré d'un blog collectif d'économie riche en informations, Duo & Co, et des commentaires écrits pour grand nombre d'entre elles par des traders, on en apprend de belles sur les failles qui ont amené Jérôme K. (actuellement promu au poste de bouc-émissaire idéal) à faire disparaître cinq milliards ( oui , 5 000 000 000 ou 5 Gigas pour les informaticiens) d'Euros !
Apparemment, le trader zèlé, qui n'aurait même pas agi pour s'enrichir personnellement, aurait profité de l'extraordinaire facilité d'accéder à des logins et mots de passe, à peine dissimulés dans des macros de fichiers Excel, pour faire des transactions financières et des placements hasardeux sans être inquiété. Infatigable travailleur qui ne comptait pas ses heures, puisque, sensible à l'argumentaire du "travailler plus pour gagner plus", notre employé modèle n'a pas pris un seul jour de vacances au cours des deux dernières années. Quant au chef direct, responsable de
Lorsque la photographe Anne-Marie Louvet entreprend quelque chose, elle le fait toujours avec un souci de perfectionnisme, refusant de céder aux tentations de l'urgence et des effets de mode. Une qualité, presque une idéologie, qui prévaut pour tous ses travaux photographiques, dévoilés au public une fois qu'ils correspondent éxactement aux intentions d'Anne-Marie, soucieuse de cohérence tant sur le fond que sur la forme.
Pas étonnant qu'elle soit une des dernières photographes à présenter en ligne ses images et sa démarche : ici aussi son exigence a été le moteur principal pour élaborer ce site Et quel site ! Épurées, minimalistes, presque retenues, ces pages webs nous proposent pourtant un parcours très riche et dense des différents travaux d'Anne-Marie Louvet. L'ergonomie particulièrement réussie nous donne accès à de nombreux travaux de cette créatrice grenobloise, capable d'aborder de la même façon, entre autres, des prises de vue architecturales, un reportage sur le Brésil ou le suivi d'une création chorégraphique de Jean-Claude Gallota. Le parcours d'images s'accompagne de textes, de légendes et d'informations sur les expositions, sans que cela ne vienne perturber la lecture des photographies ou donner à ce site un aspect catalogue exhaustif.
Au final un vrai site photographique qui nous fait plonger dans l'oeuvre d'AML et nous fait appréhender son extraordinaire perception du mouvement et sa faculté à restiteur des instants de vie. Une scénographie on-line réussie. Seul regret, l'absence d'un blog ou d'un espace pour laisser des commentaires . Ben oui, Anne-Marie, c'est où qu'on peut te faire part de notre admiration concernant ton travail ?
Anne-Marie Louvet,
création photographique : http://www.annemarielouvet.fr
Après les bruits de la ville de Chinatown et les danseurs du Parc Mont-Royal, ce troisième mini-mètrage, pourtant tourné en France (Frange Verte d'Échirolles), a des allures de sagesse orientale avec une démonstration de tai-chi-chuan en plein air. Respirez, soufflez.... Écoutez.
C'est étrange commer certaines voitures peuvent devenir mythique le temps d'une course, d'un film ou d'une chanson. Une Alpine Berlinette pour gagner le Rallye de Monte-Carlo, une Ford Mustang pour une poursuite dans les rues de San Francisco, comme c'est le cas dans le film Bulitt ou une Mercedz-Benz, symbole de consommation, chantée Par Janis Joplin...
Et toujours rien sur la Mégane Renault. Lara Fabian réparera t-elle cette injustice dans son prochain album ?
Après le cadeau Télérama dont je parlais dernièrement sur ce blog, une autre initiative a pour objet de permettre à chacun de télécharger gratuitement (et légalement !) de la musique classique. Cette fois, c'est une violoniste anglaise réputée, Tasmin Little, qui a décidé de mettre son dernier album en accès grauit sur son site personnel : http://www.tasminlittle.org.uk. Au programme : la Partita n°3 en mi majeur de Bach, les Luslawice variations opus 50 du compositeur britannique contemporain Paul Patterson et la Sonate n°2 du compositeur belge Eugène Ysaye.
Par conséquent, inutile d'aller chercher tout cela sur eMule.
Vous n'avez jamais entendu parlé du "lipdub" ? Ce nouvel outil "in" destiné à favoriser la cohésion et la communication d'une entreprise... Depuis six mois, il semble que ce soit devenu la marque de fabrique des entreprises branchées, ou plutôt l'indice d'une bonne ambiance dans une société. En résumé, prenez une chanson un peu punchie (évitez "Twist à Saint Tropez" de Dick Rivers ou un Mireille Mathieu quelconque) et demandez à vos employés de se succéder pour la chanter en playback, face à une caméra qui déambulera dans les bureaux, dévoilant au passage leur intimité bureautique. Le résultat, dont vous pouvez voir des exemples ICI, ICI, ICI ou encore ICI et même là, sera un clip que vous déposerez sur Dailymotion, que vous adresserez à vos clients et fournisseurs ou bien encore à ce site, spécialiste es-lipdub : http://www.officelipdub.com. Ca y est, une fois accompli tout ça, tout le monde saura que, dans votre boîte, vous êtes une vraie bande de "oufs", capable de délirer et de se làcher grave. On apprendra également qu vos locaux n'ont rien à envier à la concurrence et que, même avec des peluches des teletuubbies et des cartes postales autour, un PC reste un PC, toujours aussi moche quelque soit la chanson.
Mais cette mode, ce délire collectif, ne puise t-il pas ses sources dans des clips que les moins de vingt ans ne peuvennt pas connaître ? C'est pourquoi, à ces employés mdèles qui connaissent leurs trente secondes de célibrité en figurant sur un clip tendance, au DRH qui a été à l'initiative d'un tel projet et l'a proposé à son patron en parlant de"synergie", de "cohésion de l'équipe", de "projets créatifs" et autres termes empruntés au "Management pour les Nuls" et aux futurs cobayes du lipdub, nous dédions le premier clip vantant les joies du travail, créé par les Charlots, anciens employés de l'orchestre du chanteur Antoine.
Merci qui ?
Le bruit courait depuis plusieurs semaines, mais c'est désormais officiel : Notre Président s'est bien marié, comme l'attestent un communiqué de presse ainsi que ce document officiel, extrait du reportage diffusé le 19 janvier à 20 heures 30 sur Canal Plus, dans l'émission "Bienvenue au Groland".
Une belle histoire d'amour entre deux personnalités uniques, le Président Salengro et le chanteur Katerine, qui va certainement faire l'admiration des pays limitrophes. Vive la mariée ! Longue vie aux nouveaux époux !
Sur ma faim... C'est cette dernière impression qui l'a emportée hier soir aprè savoir assisté, à la MC2 de Grenoble, à la représentation de La seconde surprise de l'amour de Marivaux, mise en scène par Luc Bondy.
Tous les éléments étaient pourtant réunis pour prétendre me laisser un souvenir impérissable : un marivaudage rôdé, avec un texte précis et habile, un metteur en scène dont la réputation n'est plus à faire. Pourtant, au bout de deux heures vingt-cinq, il ne me restera pas grand-chose en mémoire...
Une mise en scène épurée, un décor sur digue pour mettre en relief la fragilité des sentiments, renforcé par un éclairage fébrile. Mais cela ne suffit pas à combler un manque de rythme, provoqué par l'absence d'intensité dramatique. Toutes les scènes s'enchaînent sans qu'il y ait de hiérarchisation du récit. Pire encore le texte de Marivaux, si ciselé, est banalisé, voire avalé par le jeu des acteurs qui nous en font perdre la substance. On pourrait croire que Marivaux n'est que le prétexte à une scénographie plastique qui ne recule pas devant certains effets télephonés (comme le symbole redondant des deux cabines de plages qui se rapprochent pour n'en faire qu'une). Sans surprise, hélas.
Pari difficile que celui de créer un nouveau journal d'information ! Beaucoup en ont rêvé, le journaliste Patrick de Saint-Exupéry et l'éditeur Laurent Beccaria l'ont fait avec XXI (prononcez vingt et un), nous offrant par la même occasion un magazine peu ordinaire aussi bien dans sa maquette que dans son contenu éditorial.
Point de une sur Sarkozy ou "ce que gagnent vraiment les cadres", mais une couverture mosaïque aux allures de menu gourmand, promesse d'un sommaire riche et varié. Le journal séduit d'emblée par la longueur des articles et l'originalité des sujets abordés : un dossier d'une soixantaine de pages sur la Russie, la France de la désobéissance, une enquête sur Michel Onfray.. De grandes signatures qui ont quelques faits d'armes dans le grand reportage, comme Sorj Chalandon, ou la littérature comme Emmanuel Carrère (dont j'avais parlé ICI)..Des illustrations signées Muzzo, Amandine Ciosi et tant d'autres, qui viennent compléter le sens d'un texte, sans jamais servir de bouche-trou. Une bande dessinée, "Les visiteurs de Gibraltar, signée Jean-Philippe Stassen, véritable enquête sur les réseaux d'mmigration, dont la démarche rappelle certains travaux effectués par Art Spiegelmann pour le New-Yorker. Ajoutez à cela un portfolio photographique sur les bagnes de Sibérie, signé Carl de Keyzer, qui restitue à un reportage toute sa dimension et nous fait partager les perceptions de son auteur.
Le résultat est un journal dense qui n'est pas sans rappeler d'illustres référents, tels Actuel ou L'Autre Journal ou les Inrockuptibles dans sa première période. On retrouve chez XXI le même souci de l'écriture, la même exigence graphique et la volonté de placer l'information comme un sujet de réflexion, d'investigation voire de création. Une autre façon de s'informer et de lire notre époque. Pour 15 Euros tous les trimestres, ça mérite bien un Vingt et un sur vingt !
XXI trimestriel - numéro 1, en librairies, magasins Relay et grandes surfaces culturelles - 194p., 15€.
Si les couleurs locales de l'hiver vous lassent un peu en ce début d'année 2008, allez voir la nouvelle exposition de l'Artothèque de Grenoble : India Orientalis de Didier Cholodnicki. Un magnifique travail sur la ville de Pondichéry (ancien comptoir français en Inde), à partir de photographies numériques retravaillées, recolorisées pour restituer une ambiance, une chaleur et une certaine nostalgie. Un parcours dans une ancienne colonie française tout en nuances, jouant sur un rapprochement entre les traces de la présence française et la vie actuelle. Une vingtaine photographie qui vous installent rapidement dans une ambiance. A essayer : parcourir l'exposition en écoutant la bande son de "India Song" de Maguerite Duras.... Dommage que ce travail ne fasse pas encore l'objet d'une publication, car on aimerait trouver un livre pour renouveler l'expérience de cette immersion si particulière.
India orientalis de Didier Chorodnicki
Artothèque Municipale de Grenoble ; Bibliothèque Kateb Yacine
202 Grand'Place 38100 Grenoble Tél. 04 38 12 46 20
Exposition du 15 janvier au 8 mars 2008
Nouveauté chez Dailymotion : le videowall. Autrement dit, un mur d'images constitué de plusieurs vidéos que l'on peut cliquer pour visualiser un film dans sa totalité. Etonnante animation flash aux allures de Rubik's cube que j'ai testé avec l'intégralite de mes interviews d'auteurs et dessinateurs de bandes dessinnées. Au programme : Gibrat, Reno, Michel Jans, etc. Bref, mon premier "Best of" !