Le dessinateur belge Jean Roba, père des célèbres personnages de bande dessinée Boule et Bill, est décédé, mercredi 14 juin, à Bruxelles à l'âge de 75 ans, ont annoncé les éditions Dargaud.
C'est en 1959 qye Jean Roba imagine les premières aventures d'un petit garçon rouquin, Boule, et de son cocker. Après deux histoires complètes, la série est publiée sous forme de gag hebdomadaire dans le journal Spirou. Elle devient rapidement l'une des bandes dessinées pour la jeunesse les plus populaires en France et en Belgique, aux côtés de Spirou, Lucky Luke ou Gaston Lagaffe. Un succès qui ne s'est jamais démenti puisque c'est près de 25 millions d'albums de Boule et Bill qui ont été vendus dans le monde.
Considéré comme l'un des maîtres de
l'école franco-belge de la BD, Roba avait également collaboré avec
Franquin sur plusieurs épisodes de Spirou, dessiné des histoires de la série Oncle Paul et créé La Ribambelle. Sans oublier une participation à une belle aventure créative au sein du journal Spirou, Le Trombonne illustré. Après 28 albums de Boule et Bill, il avait passé en 2003 le relais à son assistant, Laurent Verron, qui continue de faire vivre les deux personnages.
Spiderman vient de briser le tabou ultime des super-héros, en
tombant pour la première fois son masque d'homme-araignée et en
révélant au monde son identité, dans le dernier numéro de la série
"Civil War" publié mercredi par les éditions Marvel.
"Je suis fier de mon identité et je suis ici pour le prouver", y déclare Spiderman au cours d'une conférence de presse convoquée à Times Square à New York, avant de retirer son masque et de montrer aux reporters massés le visage de Peter Parker, photographe de presse.
"Vous avez des questions?" ajoute-t-il, laissant là la fin de l'épisode..... Suspense !
Mercredi, Marvel vantait ce tournant comme "l'événement le plus choquant de l'histoire de la BD", bien décidé à faire oublier la récente décision de la maison rivale DC Comics de ressusciter, après 30 ans d'absence, le personnage de Batwoman sous la forme d'une mondaine lesbienne.
Selon le rédacteur en chef de Marvel, Joe Quesada, ce moment-clé a nécessité neuf mois de planification dans le plus grand secret.
"Ce ne fut pas facile de garder le secret, bien qu'en général les gens ne souhaitent pas divulguer des choses comme celle-là", a-t-il expliqué mercredi. "Environ 15 personnes étaient au courant. Pour les autres, ce fut un choc. J'ai entendu des gens au service comptabilité s'écrier "Oh mon Dieu! Regarde ce qu'ils ont fait!+".
Marvel a choisi de dévoiler Spiderman plutôt qu'un autre super-héros
parce que Parker est un personnage auquel il est facile de
s'identifier, ajoute Joe Quesada: "C'est l'homme de la rue, un type
comme vous et moi, sauf qu'il est aussi doté de pouvoirs incroyables".
Cette série "Civil War" composée de sept numéros, aborde la question des libertés civiques: après une confrontation entre super-héros et super-méchants au cours de laquelle des centaines d'innocents sont tués, le gouvernement adopte le "Super-Hero Registration Act", obligeant les héros à révéler leur identité et à s'inscrire sur la liste des "armes de destruction massive vivantes".
Les super-héros de Marvel se divisent alors, entre le groupe de Spiderman, en faveur de la nouvelle loi, et celui qui refuse d'abandonner son anonymat, avec à sa tête Captain America.
"Quand nous sommes au meilleur de notre forme, nous utilisons l'actualité et le monde comme autant d'allégories pour nos histoires", dit Joe Quesada, promettant que les 12 mois à venir verront Spiderman traverser son histoire "la plus tumultueuse" depuis sa création en 1962.
D'autres super-héros vont ils suivre la démarche de Peter Parker ? On s'attend à un communiqué du côté de l'hacienda de Don Diego De La Vega, afin de nous dévoiler la vraie identité du fidèle compagnon de Zorro, Tornado. Quant à Super-Dupont, tout porte à croire qu'il s'agirait en fait de José Bové... A suivre.
Le Dalaï Lama, chef spirituel du bouddhisme tibétain, a remis jeudi
lors d'une cérémonie à Bruxelles le prix "Light of Truth" à la
Fondation Hergé, afin d'honorer la contribution du créateur de Tintin à
la connaissance du Tibet à l'étranger.
"Pour beaucoup, la description du Tibet par Hergé a constitué leur première introduction au paysage et à la culture extraordinaires du Tibet", a expliqué dans un communiqué Tsering Jampa, directrice pour l'Europe de l'ONG Campagne internationale pour le Tibet (ICT), à l'origine de l'initiative.
La présidente de la Fondation Hergé, sa veuve Fanny Rodwell, recevait ce prix "pour son maintien de l'héritage de Georges Remi, dit Hergé, l'auteur de "Tintin au Tibet", a souligné la responsable de l'ICT.
Lors de la cérémonie jeudi, le directeur des collections Hergé chez Casterman, Etienne Pollet, a rappelé qu'en 2001, la Fondation Hergé avait bloqué une tentative pour réécrire l'histoire de Tintin et du Tibet en exigeant le retrait du livre en langue chinoise, qui avait été publié sous le titre "Tintin au Tibet chinois".
Marquée par la philosophie bouddhiste, cette aventure a été décrite par Hergé comme son "album préféré".
Les deux librairies Mangas de Momie se sont associées pour sortir un blog ... spécialisé dans le manga, bien sûr. Au programme : coups de coeurs, actualités et illustrations signées Efix.
Bienvenue à Momie-Mangas dans le monde du blog !
La bande dessinée sera à l'honneur dans toute la France du 29 mai au 5 juin avec la deuxième édition de la "Fête de la BD" qui, cette année, dévoilera au public tous les secrets de la fabrication des cases et des bulles.
Organisée en partenariat avec le ministère de la Culture, cette Fête a été lancée l'an dernier à l'initiative du groupe BD du syndicat national de l'édition qui entend aujourd'hui la pérenniser.
Vingt-cinq éditeurs, regroupant les multiples tendances du 9e art, se sont impliqués tandis que mille libraires et deux cent cinquante bibliothèques et médiathèques sont mobilisées pour cette fête qui se déroulera également dans la rue, dans des cafés-BD, des musées, des galeries, des écoles... avec animations, jeux, conférences et débats, rencontres avec les auteurs et expositions (à Paris, l'une d'elles sera consacrée à Enki Bilal).
Conçue sur le modèle de la Fête de la musique, se voulant "ludique et participative", la Fête a pour slogan "Faites de la BD". En effet, plus que la popularisation d'un secteur qui, avec 3.231 titres parus et 33,8 millions d'albums vendus en 2005, est déjà le plus dynamique de toute l'édition, il s'agit cette année de faire découvrir et partager le processus de création.
Ainsi, une grande exposition de vingt panneaux (4 mètres sur 3) va s'installer dehors dans six villes: Amiens, Blois, Chambéry, Lyon, Paris et Rouen. Conçue par le Festival d'Angoulême, elle révèle les "secrets" de la conception d'une BD, de la case au décor, en passant par le scénario, le dessin, la couleur, les effets sonores, le rendu des émotions...
De même, un double ouvrage -version jeunesse et version adulte- a été réalisé pour l'occasion, écrit par le journaliste Christophe Quillien avec le directeur artistique d'Angoulême, Benoît Mouchard pour le choix de l'iconographie. Tiré à 400.000 exemplaires, diffusé gratuitement, il présente tous les courants de la BD, explique comment se crée un album et donne un choix de titres à lire en priorité.
Un autre livre explicatif, "BD apprendre et comprendre", sort pendant la Fête (chez Delcourt) réalisé par Sergio Garcia , professeur d'université, et Lewis Trondheim, le Grand prix 2006 d'Angoulême.
Enfin, le public est convié à participer à un concours : imaginer une histoire et la mettre en images en trois cases. Deux lauréats seront couronnés, l'un de moins de 16 ans gagnera un séjour à Bruxelles, capitale historique de la BD, l'autre, de plus de 16 ans, sera invité au festival de "comics" de San Diego en Californie.
Par ailleurs, la 4e édition d'un prix créé par le père d'Astérix, le prix Uderzo (16.000 euros à se partager entre trois lauréats) sera décerné officiellement le 29 mai à Paris pour inaugurer les festivités.
Didier Tarquin, dessinateur du cultissime Lanfeust (scénarisé par Arleston) sera préseent à la librairie Momie-Folie,pour une séance dédicace, le jeudi 27 avril à partir de 14 heures. BDavenue sera là et fera le maximum pour vous concocter un reportage et une interview à l'issue de ce moment quasi-historique.
Nouvelle adresse pour Momie Mangas de Grenoble : la boutique s'agrandit (70 m2 de surface) et s'installe au 3 rue Lafayette (à peine 20 mètres de l'ancien). Plus de place, plus de livres et plus de conseils de Nicolas que nous retrouverons prochainement dans un nouvel épisode de Quand la Momie s'en mêle....
Le conflit entre l'éditeur belge de bandes dessinées Dupuis et sa maison-mère française, Média Participations, s'est envenimé jeudi avec le licenciement de deux nouveaux membres de la direction, a-t-on appris, jeudi, auprès du personnel de Dupuis.
La crise a éclaté il y a un mois, lors de la démission le 9 mars du directeur général de Dupuis, Dimitri Kennes, inquiet de la perte d'autonomie de son entreprise, progressivement mangée selon lui par la politique plus commerciale de son propriétaire parisien.
Elle s'est ensuite aggravée avec le licenciement de deux directeurs du groupe, dont Claude Gendrot, directeur éditorial et pilier depuis des décennies de Dupuis.
Les directeurs dissidents ont alors proposé à Média Participations de racheter Dupuis pour 102 millions d'euros, une idée qui a été catégoriquement refusée par le groupe français.
Alors que depuis quelques jours, la situation semblait s'apaiser, Média Participations a finalement annoncé jeudi le licenciement de deux nouveaux responsables, la directrice des ressources humaines et la directrice financière, toutes deux proches des autres directeurs dissidents.
Les 130 membres du personnel de Dupuis, qui avaient déjà cessé le travail durant deux jours à la mi-mars, se sont donc remis en grève jeudi matin à Marcinelle (sud de la Belgique), soutenus dans leur protestation par les quelque 200 auteurs sous contrat chez Dupuis.
Alors qu'un conseil d'entreprise extraordinaire devait commencer en début d'après-midi entre la direction de Media Participations et les salariés de Dupuis, ces derniers comprennent mal comment "on peut licencier alors qu'on est censé être en pleine phase de négociations", explique Denis Lapierre, l'un des porte-parole des auteurs.
"Le personnel voit sa direction complètement décapitée. Je comprends son incertitude et je la partage", ajoute-t-il. Selon lui, les auteurs envisagent pour leur part de se réunir "pour défendre la vision éditoriale de Dupuis", connu pour son respect du travail des auteurs.
"Ils proposent les contrats les plus intéressants pour les auteurs, par exemple en les faisant signer pour 5 ans, soit 5 albums, quand ils lancent une nouvelle série, alors que chez les autres éditeurs, les auteurs n'ont qu'un ou deux albums pour faire leurs preuves", illustre Denis Lapierre.
Au début du conflit opposant les auteurs à la direction de Média-participations, un blog graphique avait été mis en place par les dessinateurs. Va t-il être réactualisé ?
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